À l’approche des prochaines élections québécoises, la MRC de Roussillon dévoile sa plateforme des priorités régionales 2026-2030. Adopté par son conseil, ce document met de l’avant trois priorités structurantes visant à soutenir le développement d’un territoire en forte croissance et à lever des freins qui limitent aujourd’hui l'affirmation de son plein potentiel.
Avec près de 200 000 citoyens, plus de 3 500 entreprises et quelque 50 000 emplois, Roussillon occupe une place stratégique dans la dynamique métropolitaine. Situé à la jonction des autoroutes 15 et 30, à proximité immédiate de Montréal, des marchés ontarien et américain, le territoire fait toutefois face à des défis importants liés à son développement économique, aux infrastructures et aux changements climatiques.
« Roussillon est aujourd’hui un véritable carrefour stratégique pour le développement économique du Québec, particulièrement pour la région métropolitaine. Les projets sont identifiés, les partenaires sont mobilisés et les solutions sont connues. Nous demandons maintenant aux partis politiques de s’engager à créer les conditions nécessaires pour accompagner la croissance de notre territoire », affirme la préfète de la MRC de Roussillon, Lise Michaud.
Trois priorités structurantes
La plateforme régionale s’articule autour de trois priorités propres à la réalité de Roussillon.
La première vise le développement du corridor économique de l’autoroute 30. Dans un contexte marqué par l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur et l'ouverture de l'Aéroport métropolitain de Montréal à Saint-Hubert, la MRC demande au gouvernement du Québec de reconnaître ce corridor comme une zone d’intérêt économique stratégique et de faciliter la mobilisation de terrains actuellement sous-utilisés en raison d’incohérences territoriales héritées de la construction de l’autoroute.
La deuxième priorité porte sur la gestion intégrée des bassins versants et la protection des bandes riveraines. Devant l’augmentation des risques d’inondation et les impacts croissants des changements climatiques, la MRC réclame un soutien financier pour la réalisation du projet de réhabilitation du bassin versant de la rivière Saint-Régis, un projet évalué à près de 50 M$ qui pourrait devenir une référence québécoise en matière de gestion intégrée de l’eau. Rappelons que le projet, réalisé à l'échelle du bassin versant, est appelé à faire figure de modèle en matière de gestion et de réhabilitation des cours d'eau et bénéficie déjà d'une aide financière structurante de 20 M$ de Logement, Infrastructures et Collectivités Canada.
Enfin, la MRC demande au gouvernement de soutenir la réalisation de plusieurs projets structurants prêts à être déployés, dont le Centre de conservation et de recherche en archéologie de la Montérégie, le parachèvement de la Route verte par une passerelle multifonctionnelle au-dessus de l’autoroute 30 ainsi que le Hub agroalimentaire de la Montérégie-Ouest.
La MRC accueille favorablement la récente entente conclue entre les gouvernements du Québec et du Canada en matière d'infrastructures et de mobilité. Elle s'attend à ce que les municipalités et les projets de Roussillon puissent bénéficier pleinement des retombées de ces investissements. Elle rappelle toutefois que les besoins demeurent importants, particulièrement en matière de financement du transport collectif, alors que plusieurs municipalités sont incapables d’absorber la hausse des coûts d'exploitation. L'enjeu n'est pas seulement de financer de nouveaux projets, mais également de maintenir les services actuels et d'éviter un recul de l'offre de transport collectif.
« Les occasions sont là. Les projets sont prêts. Les besoins sont connus. Nous invitons maintenant les formations politiques à poser les gestes qui permettront à Roussillon de poursuivre son développement au bénéfice de toute la région métropolitaine », renchérit Christian Ouellette, vice-préfet de la MRC et maire de Delson.
Par cette plateforme, la MRC de Roussillon souhaite alimenter les échanges avec les candidats et candidates et leur formation politique afin que les enjeux propres au territoire soient pris en compte dans les engagements électoraux et les futures décisions gouvernementales.
